Le
Conseil de la région de la capitale nationale (CRCN)
Le fait ! [Que fait-il ?]
Q. C'est quoi au juste ce Conseil
de la région de la capitale nationale ?
R.
Bien, en résumé, votre syndicat, l'Alliance de la Fonction publique
du Canada, a adopté la régionalisation de sa direction et de la
plupart de ses activités, entre autres, l'éducation, la santé
et la sécurité et l'action politique.
Q. La « régionalisation
de sa direction » ? Mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
R.
L'ancienne direction de l'AFPC était composée
uniquement de dirigeant-e-s nationaux. À présent, elle compte sept
vice-président-e-s exécutifs régionaux (VPER), chacun responsable
d'une région (ainsi que de dossiers nationaux), de même qu'un président-e
et un vice-président-e nationaux. Les VPER sont élus au Congrès
triennal de l'AFPC par les délégué-e-s de leur région respective.
Q. Et le « Conseil »
dont vous parliez, qu'est-ce que c'est ?
R.
Des Conseils de région sont établis dans
chacune des sept régions du pays. Le Conseil de la région de la
capitale nationale compte des sections locales, des Éléments et
des dirigeant-e-s régionaux parmi les plus actifs. En fait, le Conseil
comprend un délégué-e de chaque section locale et de chaque organisme
régional (comités d'équité, conseil régional), ainsi qu'un dirigeant
régional de chaque Élément. Le Conseil se réunit trois fois l'an
et tient son assemblée générale annuelle en mai. Le bureau de direction
est composé de: 13 membres élus lors de l'AGA, incluant des représentant-e-s
de membres qui travaillent pour des employeurs distincts, un vice-président-e
régional pour les pays à l'extérieur du Canada, des délégué-e-s
de groupes officiels qui revendiquent l'égalité et un VPER qui en
est le président. Tous ces gens constituent les porte-parole puissants
et responsables de la région, et ils traitent directement avec la
haute direction de l'AFPC. Plusieurs d'entre eux se retrouvent délégué-e-s
au Congrès triennal de l'AFPC, où le VPER de la RCN est élu.
Q. C'est bien beau
tout ça, et démocratique... Mais pourquoi avons-nous besoin d'une
structure de plus ? S'il désire savoir ce que les membres pensent,
le VPER ne peut-il faire quelques appels ?
R.
La RCN compte quelque 35 000 à 40 000
membres. Un tel effectif représente beaucoup d'appels. Même si le
VPER doit vraiment rendre des comptes à sa région, il est plus logique
qu'il s'adresse aux gens qui sont eux-mêmes des dirigeants régionaux.
Voilà ce qu'est le Conseil de la RCN. En tant que membre de cette
région, vous y avez accès par le biais de votre section locale,
du dirigeant-e régional de votre Élément ou de l'organisme régional
auquel vous appartenez, le cas échéant.
Cependant, la question
ne se limite pas au VPER. Le Conseil est constitué de militant-e-s
régionaux et il leur sert de tribune pour établir des contacts,
partager de l'information, entreprendre des projets communs, orienter
l'éducation syndicale dans la région, assister à des ateliers, et
plus encore. Le Conseil est une ressource privilégiée pour collaborer
au progrès de notre région, améliorer les communications et faire
progresser notre syndicat.
Q. Je déteste les
clichés, mais en quoi est-ce que ça me concerne ?
R.
Je suis heureux que vous posiez la question.
Mais d'abord, êtes-vous un militant-e ?
Q. Eh ! C'est
moi qui pose les questions. Je veux juste en savoir un peu plus
- D'accord ?
R.
D'accord. Je vous posais cette question
parce que le Conseil a quelque chose à offrir à tout le monde. Supposons,
par exemple, que vous soyez un militant. Par moment, vous vous sentez
un peu isolé. Vous travaillez sans arrêt pour votre section locale,
souvent sans obtenir beaucoup d'aide de vos collègues de travail.
Les grandes questions de l'heure : négociation collective,
équité salariale, taux de rémunération régionaux, compressions,
sous-traitance, privatisation, classification, pour ne nommer que
celles-là. Tout ça devient très envahissant. Alors, que faites-vous ?
(Désolé ! encore une question.)
Votre Élément, le Centre
de l'AFPC, vos collègues militants, tous ces gens vous aident. Mais
la région est aussi une ressource. D'autres sections locales ont
peut-être également du mal à intéresser les membres ou à s'organiser
de façon efficace. Certaines d'entre elles ont peut-être trouvé
une solution. D'autres militant-e-s régionaux ont peut-être de bonnes
idées. Il se peut que vous en ayez vous-même et que vous aimeriez
les partager avec eux. Ce genre d'échange constitue le meilleur
d'un réseau d'entraide puisqu'il met en relation des personnes parmi
les plus expérimentées et les plus compétentes de la région.
Q. C'est tout ?
Des gens qui se parlent ?
R.
Eh bien, il ne faudrait pas sous-estimer
l'importance de la communication, mais le Conseil offre bien davantage.
Imaginez que vous travaillez pour un employeur distinct et que,
lorsque la lutte se corse au moment des négociations, vous cherchiez
à obtenir de l'appui sur le terrain soit pour tenir des piquets
d'information, distribuer des feuillets ou pour toutes autres tâches.
Peut-être faites-vous partie d'un groupe qui revendique l'égalité
et désirez-vous faire valoir des questions relatives aux droits
de la personne. Supposons que vous vous intéressiez aux questions
de santé et sécurité, à l'éducation syndicale, à l'action politique,
aux communications, à la mise en valeur des sections locales. Au
Conseil, vous trouverez des gens ayant des points de vues semblables
aux vôtres, qui discutent de questions qui vous tiennent à coeur
et prennent des mesures en ce qui les concerne.
Q. C'est quoi ça
la « mise en valeur des sections locales » ?
R.
Cette question me réjouit ! La RCN
compte de nombreuses sections locales, dont certaines fonctionnent
très bien. On y trouve une bonne participation des membres, une
grande reconnaissance syndicale - une véritable force sur laquelle
on peut compter dans le milieu de travail et dans la région. Cependant,
d'autres sections locales éprouvent des difficultés : elles
comptent des centaines de membres, des dizaines de lieux de travail,
et seulement deux ou trois bénévoles débordés qui se démènent pour
unir tout ce monde. Cette situation ne vaut rien de bien pour les
militant-e-s et ne vaut guère mieux pour l'ensemble des membres.
Et, ce qui n'est pas bon pour les membres n'est pas bon pour le
syndicat.
Sans un ferme engagement
des membres dans vos lieux de travail et votre région, le syndicat
ne peut évoluer - parce que vous, les membres, FORMEZ le syndicat.
Voilà pourquoi notre grande priorité pour cette région est la mise
en valeur des sections locales. Nous visons une franche collaboration
et un partage d'idées au sein du personnel du bureau régional, des
Éléments, des sections locales et du Conseil de la RCN. Unissons
nos talents, notre dévouement, notre énergie, nos connaissances
et nos ressources !
Le comité de l'éducation
du Conseil de région, par exemple, est chargé d'allouer les fonds
pour l'éducation dans cette région et d'élargir le réseau des
formateurs et formatrices de l'Alliance - des membres habilités
à dispenser de la formation sur place aux sections locales afin
de répondre aux besoins particuliers de ces dernières. Notre comité
des communications favorise les relations entre les sections locales,
comme le fait également notre réseau des employeurs distincts.
Tous les autres organismes régionaux, qui relèvent du CRCN, s'occupent
de questions susceptibles d'intéresser certains de vos membres
- des questions portant sur l'équité, la santé et la sécurité,
l'action politique et l'engagement social. Les membres du bureau
de direction du Conseil sont chargés de se tenir en contact avec
les sections locales de la RCN, de sorte qu'une voie de communication
constante relie le Conseil et votre section locale.
Q. Qu'arrive-t-il
si je ne suis pas un militant-e ?
R.
Personne ne s'attend à ce que tout le monde
soit un militant-e et personne ne s'attend d'un militant-e qu'il
soit constamment en action. Cependant, le simple fait de vouloir
s'informer au sujet de son syndicat, de l'efficacité d'une action
collective, ou des raisons pour lesquelles on verse des cotisations
syndicales, est une raison suffisante de s'intéresser au CRCN.
Le Conseil offre une
bonne façon de découvrir comment les autres membres s'y prennent
pour résoudre leurs problèmes, défendre leurs droits dans les lieux
de travail, obtenir de meilleures offres de leur employeur, et travailler
dans leur communauté. Le Conseil est une tribune où vous pouvez
vous entraider et intervenir dans les questions qui sont importantes
pour vous. Mais si votre but est simplement d'être mieux renseigné,
le Conseil est aussi une excellente ressource.
Q. Ça donne à réfléchir.
Merci !
R.
Ce n'est pas une question, mais
merci tout de même.
Informez-vous !
Vice-président exécutif
régional : 560-4380
Bureau régional d'Ottawa - AFPC : 560-2560
Bureau régional de Gatineau - AFPC : 777-4647
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