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Le syndicat des commissionnaires d'Ottawa

LE COEUR DU MOUVEMENT


Bob Legault  

 

 

 

 

 

 

Bob Legault

Bob Legault est le président du Syndicat des Commissionnaires de Santé Canada. Il travaille pour le Corps depuis maintenant plusieurs années. Impliqué dans la campagne de syndicalisation depuis le début, c’est surtout les questions d’équité qui a motivé Bob Legault à s’investir dans le syndicat.

« Avec une convention collective, tout le monde va être traité sur le même pied d’égalité. Il n’y aura plus de favoritisme et de passe droit. J’étais vraiment tanné de voir le Corps prendre des décisions arbitraires, tu as beau accumulé des années d’ancienneté, mais le Corps s’en fout de ça ».

« Je suis vraiment fier de voir ce que nous avons accompli jusqu’à maintenant, mais beaucoup de travail reste à faire. C’est sur que plus qu’il va avoir d’autres groupes de commissionnaires qui vont se syndiquer, on va être en meilleure position de faire plus de gains à la table de négociation. »

André Blanchette

André Blanchette est le chef délégué. Avant d’être commissionnaires, il était à l’emploi de la Gendarmerie Royale du Canada.

«C’est vraiment rire du monde que de donner une augmentation de 15 cents de l’heure. On va pas bien loin de nos jour avec 15 cents. Les loyers augmentent, le gaz augmente, la nourriture, le coût de la vie augmente en générale, pis on nous donne seulement 15 de plus. L’année passée, le Corps nous a donné 0,43 $ de plus, ça avait plus d’allure».

«Les commissionnaires qui travaillent pour le Corps sont fiers de leurs emplois et sont contents de travailler, mais quand on reçoit une augmentation de salaire comme ça, c’est comme te faire dire que tu compte pas vraiment pour ton boss. On veut juste se faire respecter par le Corps nous autres, c’est pour ça qu’on s’est syndiqué».

«Je pense aussi qu’avec les salaires qu’on fait, on serait plus riche à rester chez-nous. Le côut de la vie à Ottawa a beaucoup augmenté pendant les dernières années. On paye pour aller travailler».

«Quand on regarde du côté du Québec où le coût de la vie coûte moins cher qu’en Ontario, nos conditions de travail sont moins bonnes que celles de nos collègues. Ils gagnent plus que 14,00 de l’heure pis on fait le même travail. Si on s’était syndiqué en même temps qu’eux, on aurait les mêmes salaires qu’eux aujourd’hui. Quand un commissionnaire du Québec vient travailler en Ontario, il est payé pas mal moins cher pour la même job, c’est ridicule».